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OUEST / CULTURE: EMMANUEL MACRON VEUT RESTITUER LES BIENS CULTURELS ET CULTUELS PILLÉS AUX AFRICAINS Entretien avec A. Flaubert TABOUE NOUAYE

Flaubert TABOUE NOUAYE
Flaubert TABOUE NOUAYE

   Et si la volonté du président français,  Emmanuel  Macron de rétrocéder à l’Afrique son patrimoine spolié était juste un acte politique pour appâter une jeunesse africaine déterminée à mettre un terme à l’humiliation de son continent et d’en découdre progressivement avec l’injustice que cela a engendré.

   Pour réfléchir autour de cette question phare de l’actualité africaine, ouestmediainfo.cm (omi) a eu un  entretien avec A. Flaubert TABOUE NOUAYE, Professionnel du patrimoine culturel qui nous livre  son opinion sur ce sursaut plus  ou moins subtil du Président Macron.

OMI: Féru de l’art, conservateur du patrimoine, juriste et historien des civilisations ; personnalité majeure dans de nombreux chantiers qui ont vu la structuration, la réhabilitation et la valorisation des musées et cases patrimoniales au Cameroun. Comment réagissez-vous à la décision du président Macron ?

AFTN : Il faut dire d’entrer de jeu que la déclaration du président français Macron  dans son discours, tenu à l’amphithéâtre de l’université de Ouagadougou au Burkina Faso en novembre 2017, est à mon sens, un acte politique français face à un sujet qui devenait gênant du fait de sa cristallisation certaine dans les agrégats qui justifient l’hostilité croissante et manifeste de la jeunesse africaine vis-à-vis de la France et de ses politiques.

Ceci pour des raisons diverses, dont je pourrais vous faire l’économie ici, en ne citant que quelques exemples édifiants. D’abord sur l’histoire de ce phénomène de restitution, il est important pour tous de savoir que ce qui se passe est le fruit d’un combat sérieux, dont son discernement montre à dessein que la posture du président Macron n’est pas un acte de bienfaiteur. Mais plutôt un acte politique d’un homme d’état soucieux de réparer  l’image ternie de son pays vis-à-vis de l’Afrique. Surement pour permettre à la France de garder la main haute sur un pan du monde en ébullition et où des signes précurseurs de remise en cause des mentalités et  « acquis » de l’histoire sont visibles et certaines. 

Le combat pour la rétrocession des biens spoliés à l’Afrique date déjà de plusieurs dizaines d’années. D’abord porter par les professionnels du patrimoine africains, des ONG et quelques Etats qui ont vite compris l’importance de ce patrimoine pour le développement pluriel de leurs populations.

Un combat qui a porté sur le terrain des idées et du bon sens (les plaidoyers de nombreux professionnels du patrimoine africain dans des forums internationaux et les amphithéâtres…)

Face à une France spoliatrice et avant-gardiste dans la protection de ses  «trésors de guerre, dons, fruits de la récompense de la fameuse mission civilisatrice… ». Une France qui a vite fait de mettre en place un cadre juridique « verrouillé », face à une Afrique qui peinait à l’aurore des indépendances, à s’organiser, à se soigner, à se construire comme entité souveraine ; voir même à imaginer l’enjeu de ces extorquassions de son patrimoine sur son développement futur.

Tous les juristes avisés, vous diront comment le dispositif juridique français est carré sur le sujet. Il est hyper protecteur pour la conservation et l’exploitation sur le territoire français, des trésors patrimoniaux et culturels du monde qui s’y trouvent.  Un dispositif législatif, qui consacre le principe d’inaliénabilité des collections qui pour l’essentiel sont devenues publiques et de ce fait, non éligible à une quelconque rétrocession.

A côté de ce dispositif juridique protégeant les biens, fruits de la spoliation, il faut aussi mentionner le combat de nos collègues français, subtil et habile. Quoi de plus normal, puisque la rétrocession aux pays propriétaires de leurs biens patrimoniaux, signifierait aussi pour beaucoup la fin de l’emploi ou la fermeture des structures muséales qui les embauchent. Tenez, le Musée du Quai Branly-Jacques Chirac, à lui seul,  dans ses collections compte 70 000 pièces du patrimoine d’Afrique sub-saharienne entrées sur le vieux continent depuis  le milieu du XIXe siècle.

Alors, pendant que, depuis plus d’une dizaine d’années nos collègues, professionnels du patrimoine en France, multiplient des stratagèmes auprès des masses (jeunes, moins jeunes et adultes):

 En démontrant le caractère universel de ces collections parties d’Afrique ;

En multipliant des démarches  pour montrer comment le partage culturel qui se fait autour de ces collections est à mettre au crédit de cette « spoliation salutaire », qui loin pour eux,  d’être une faute, était nécessaire pour la survie de ces œuvres. Lesquelles seraient aujourd’hui détruites pour plein de motifs, si les «maîtres civilisateurs » n’étaient pas passés par l’Afrique.

En déployant des initiatives du genre vidéoconférence, Web-visite, (couramment organisées par MQB-JC), pour partager ces collections avec la jeunesse africaine et leur faire comprendre que le plus important n’est pas là où l’œuvre se trouve, mais son ouverture à tous au nom de la globalisation et de la démocratisation de la culture.

Sans oublier certains écrivains « démobilisateurs », ou fauteurs en eau trouble, comme j’aime bien les désigner (Voir par exemple, Arno Bertina dans un petit ouvrage intitulé « Des lions comme des danseuses »).

A ceux-ci, il faut y associer certains professionnels et intellectuels africains souvent en marge des avancées des évolutions culturelles du monde,  envoûtés  dans la nostalgie des temps mémoriaux, racontés dans les carnets de route des explorateurs, missionnaires et ethno-anthropologues des temps passés. L’arme de combat de ces autres démobilisateurs de la justice de rétrocession, a été d’expliquée à qui voudrait les entendre, que l’Afrique n’avait rien à faire de ses biens spoliés. Pour la simple raison qu’elle avait une clairvoyance  de redéploiement culturel, du fait de la vitalité et de la richesse de sa créativité plastique. Ils ont pendant longtemps beau expliqué qu’une œuvre partie était aussitôt remplacée par une autre recréée et réincarnée pour des besoins cultuels et fonctionnels. Ceci pour mettre de manière subtile en touche l’argumentaire du caractère illégal de ces acquisitions d’œuvres africaines. Voilà, à mon sens situé le contexte dans lequel intervient ce désire du président Macron.

 

OMI : Qu’est-ce que cette décision de rétrocéder les objets d’art à un pays africain, vous inspire ?

AFTN : Comme je l’ai dit plus haut, personnellement, elle me fait constater à quel point, ce patrimoine africain est important. Pas seulement pour les propriétaires spoliés que nous sommes, mais plus et plus encore pour les détenteurs occidentaux, particulièrement la France. Aussi, au regard des enjeux inestimables que représentent ces regalias, je voudrais dire que Monsieur Macron est un président qui maitrise bien l’enjeu de la question et voudrait que le débat  s’ouvre vite, afin que le ver soit extirpé  du fruit « Afrique/France ». Car en réalité, la déclaration n’a fait qu’ouvrir de manière officielle un vieux débat qui se faisait à l’ombre du grand public. Vous connaissez bien l’adage qui dit « La meilleure défense c’est l’attaque ». Il fallait prendre à contre pied les africains, à travers cette générosité voilée ; pour éviter plus tard les ardeurs d’une jeunesse africaine qui agit quand elle comprend. 

Figurez-vous, nous sommes au Burkina-Faso, un pays où sa jeunesse vient de montrer sa détermination à faire changer les lignes préétablies par la néo colonisation, dont l’objectif premier était la consolidation des acquis de la colonisation. Un pays où cet hymne du «new  time Africa» est en train de  s’évader comme une fumée vers d’autres états de l’Afrique sub-saharienne (espace du continent où la spoliation des pièces du patrimoine avait atteint une échelle dont rien ne peut justifier, si ce n’était une volonté d’éteindre les valeurs séculaires religieuses et organisationnelles de ces peuples).

A quelle vitesse circule cette fumée de la liberté et du refus de l’humiliation des peuples africains, dont la dernière bouffée significative est partie des rues du Burkina-Faso ? Seriez-vous peut-être tenté de me poser comme question.

OMI: Evidemment

En tout cas, une vitesse considérable pour faire peur aux âmes bien avisées, comme Monsieur Macron.

 Ceci dit, les informations, officielles, ou officieuses, de rétrocession d’un bien ça et là, ne sont pour moi que le dérouler normal de cette ligne sinueuse tracée par Monsieur Macron avec sa fameuse déclaration de Ouagadougou face aux étudiants africains.

En réalité, il serait injuste de dire que je suis indifférent par rapport à ce qui se passe ; que cette actualité ne m’inspire pas. Et à ce sujet, je voudrais juste vous raconter une anecdote vécue dans mon parcours professionnel.

En 2008, boursier de l’Ecole du Patrimoine Africain (EPA) sis à Porto-Novo au Benin,  pour un stage de médiation culturel, avec quelques collègues d’Afrique de l’Ouest, notre programme prévoyait  des séjours dans plusieurs institutions muséales françaises au rang desquelles, le Louvre et son école, le musée de Quai-Branly Jacques Chirac.

Durant notre passage dans cette dernière institution, qui nous était très familière pour le simple fait qu’elle regorge bon nombres des chefs d’œuvres de nos pays d’origines, nous avons eu le privilège avec la bénédiction de nos encadreurs d’assister à quelques ateliers d’animation pour jeunes scolaires français.

 La chose qui m’a bouleversé, c’est quand sont arrivés les jeunes, une vingtaine de moins de 12 ans. Arrivés avec leurs parents et enseignants, une fois la présentation faite, une petite gamine pose cette question à sa maman.

« Maman, ils sont venus chercher leurs œuvres ? Vont-ils retourner chez eux avec les œuvres du quai-Branly ? »

Sincèrement tout le monde est resté muet et ahuri pendant près de cinq minutes. Du conférencier, animateur principal de l’atelier, d’origine africaine, en passant par nous-mêmes jusqu’aux parents. Chacun lorgnant  réciproquement sans mots dire son vis à vis, comme si nous étions tous sous le prisme des aiguilles d’une montre, qui devait nous donner un signal de départ. Ceci face aux enfants dont les visages attendaient une réponse pour donner, vraisemblablement un quitus à l’activité.

Et soudain, le NON ! De sa maman, rassura tous les gamins qui de manière spontanée, jubilèrent et c’est ainsi que l’activité pouvait démarrer.

Nous sommes là en 2008. Imaginez, ce qu’aujourd’hui cet enfant pense de ces collections qui lui sont fortement familiers du fait d’une politique d’éducation avant-gardiste de son pays. Si à cet âge là, il était déjà dans une posture à défendre bec et ongle cet héritage de sa « douce France ». Imaginez ce qu’il pourra déployer comme moyen et stratagème aujourd’hui pour le préserver sur le territoire de sa patrie.

Ceci juste pour vous faire comprendre, qu’il ne faut nullement voir dans cette actualité un effet « père noël », du président Macron. Bien que sa volonté soit affichée, si nous balayons d’un revêt de la main, l’effet politique de sa déclaration élucidé plus haut, il faut comprendre qu’il a l’obligation de composer avec la volonté des français sur la question et le respect des lois de son pays.

Je suis un peu embêté quand je vois des camerounais et souvent même certains intellectuels abordés avec une certaines légèreté le sujet sur  les plateaux de télévision. Et ce qui est regrettable, beaucoup d’entre eux,  trouvent carrément simple de dire que ces objets ne nous servent à rien.

Le président Macron a commandé un rapport  qui devrait lui permettre de mieux diligenter  son intention de voir «le retour du patrimoine africain à l’Afrique» avant la fin de son mandat.  Le sénégalais Felwine Sarr et l’historienne de l’art française Bénédicte Savoy, experts mandatés, lui ont remis un rapport taxé par le magasine Le Point de « sans appel », car les experts préconisent que  «la France doit rendre tout ce qui a été obtenu illégalement ou sans consentement en Afrique subsaharienne », une région comme nous l’avons mentionné plus haut, qui  aurait été dépossédée de près de 90% de ses chefs d’œuvres inestimables.

Juste après le dépôt du rapport au président Macron, le ministre français de la culture a donner son soutient aux institutions françaises comme  l'Académie des Beaux-arts et le Musée du Quai Branly Jacques Chirac, favorables à une circulation des œuvres plutôt qu'à leur restitution massive. Et cette position de ces institutions comme nous essayons depuis de vous le démontrer, ne date pas de la déclaration de Ouagadougou.

OMI: Est-ce que le Cameroun pourrait envisager la démarche béninoise, quand on sait que son patrimoine a été aussi pillé ?

AFTN : Rire ! N’oublier pas que le Cameroun c’est le Cameroun. Et ceci se passe de tout commentaire.

Mais pour faire plus sérieux, rappelons que les experts commis par le président Macron circonscrivent l’étendu de ce patrimoine qui pourrait être englouti dans le processus de cette rétrocession en ces termes, «les objets saisis dans certaines opérations militaires avant 1899, les objets collectés lors de missions scientifiques sauf si les propriétaires des œuvres ont consenti à les céder, les objets confiés à la France par des agents de l'administration coloniale ou leurs descendants, sauf si le consentement du détenteur initial de l’œuvre est avéré. Sont également concernés les objets rapportés après 1960 dans le cadre de trafics. »

Il est claire que notre patrimoine a été pillé et qu’il continu dans certaines conditions à l’être encore. Sommes nous dans les conditions que je viens de décrire éligible à une quelconque rétrocession ? C’est là la question. Et je ne saurais vous répondre même si j’ai ma petite idée.

Dans tous les cas, je sais que dans toute bataille, la victime devrait se plaindre afin que son bourreau imagine le supplice qu’elle subi.

Tenez, juste un exemple, parmi les rares œuvres africaines qui ont eu le privilège d’être exposer au Musée du Louvre à Paris, figure le célèbre masque Tukah du Cameroun, masque royal de la société  Kah (une importante société coutumière du royaume de Bamendou dans le département de la Menoua).

Pièce majeure  de la vie communautaire de cette population dont elle a été sevrée depuis 1957. Une pièce intervenant dans les rituels d’intronisation, de funérailles royales  et exhibée  de manière quinquennale lors d’un processus de purification de la société et d’événement majeur à vocation communautaire. Il se dit que le Dr Pierre Harter, l’aurait reçu en don. Et vous ne pouvez pas imaginer la cagnotte des dons que ce célèbre docteur a reçus rien que dans les grassfields du Cameroun. En tout cas, retenez qu’en 1992, ce dernier légua cinquante trois pièces importantes de cette région du Cameroun au MAAO (l’une des mères pourvoyeuse du Quai Branly. Le célèbre Tukak, du fait de sa splendeur exceptionnelle,  fut exposé au Louvre, dans son pavillon de sessions et y est présent jusqu’à nos jours. Le reste exposé à l’entame des collections Afrique présents au Musée du Quai Branly Jacques Chirac. Et pour information, cette communauté de Bamendou a longtemps souffert de l’absence sur son terroir de cette pièce de son patrimoine. Ce qui a interrompu depuis lors la vie cultuelle et culturelle.

Elle se prépare d’ailleurs pour retrouver cet élan culturel et cultuel disparu des mœurs depuis 1957, à travers la célébration dans quelques mois, c'est-à-dire en 2019, de son festival culturel, ceci après avoir peiné à reconstituer son patrimoine spolié via un processus complexe de copie des œuvres disparues et de redéploiement cultuel de celles-ci. Vous vous imaginez le ravage cultuel, culturel et de mémoire qu’aurait créé un tel soit disant «don» au Dr Harter ?

   A propos du Benin justement, Les objets qui vont lui être rétrocéder (déjà qu’il doit falloir attendre que soit défini les conditions de cette rétrocession), n’est pas le fait d’un cadeau. Le dire ou l’imaginer un instant serait méconnaitre le travail titanesque mené par les professionnels du patrimoine béninois depuis plusieurs années avec l’appui de leur état. Déjà en 2016, le Benin sommait le France de lui restituer des trônes, portes gravées et autres sceptres, soit près de 6 000 objets de son patrimoine qui auraient été pillés en 1892, lors de l’une des conquêtes du général Dodds. Demande qui avait reçu  une fin de non recevoir de la part des autorités françaises. N’oublions pas aussi que quand on parle du Benin, il nous vient à l’esprit directement les palais royaux d’Abomey, aujourd’hui classés Patrimoine Mondial de l’UNESCO. C’est le peuple béninois et son Etat qui ont organisé et diligenté toute les procédures qui ont permis d’ériger ce patrimoine au rang des biens universels à protéger sur son sol.

 Quoi de plus normal, que ce pays soit parmi ceux qui pourraient profiter de ce dispositif de rétrocession entamé dans cette démarche subite du président Macron.

OMI: Est-ce que le Cameroun pourrait alors emboiter le pas ?

AFTN : Belle question.

Mais, il faut dire comme nous le martelons depuis l’entame de cet échange, que le débat, ou mieux le sujet de la rétrocession des biens culturels africains spoliés est un vrai combat comme à la boxe. Et vu sur ce prisme, nous pouvons dire sans ambages que le Cameroun singulièrement a déjà perdu les premiers rounds.

Mais rien n’est perdu, car sur le terrain, beaucoup d’acteurs se meuvent, des professionnels, les associations et autres ONG voués au patrimoine du Cameroun.  Ajouter à l’éveil de conscience culturelle des communautés camerounaises, propriétaires au premier degré des dites œuvres qui se trouvent hors de leurs terroirs. Un réveil qui se matérialise sur le terrain par l’aménagement des infrastructures culturelles, comme les musées, la valorisation des lieux de mémoires, l’éducation à la consommation culturelle des jeunes et tout récemment l’ampleur que prend les divers festivals communautaires qui deviennent au fil des ans des vrais moment de partage des savoirs séculaires, de consommation culturel et de revitalisation de la vie communautaire. Tout ceci dans un élan d’ouverture, vecteur de richesse touristique pour ne citer que celle-ci.

Ceci dit, une autre chance des populations camerounaises de profiter de ce chantier mondial lié à la restitution des biens culturels spoliés en Afrique par l’occident, serait de donner un grand champ et des opportunités nouvelles aux communautés sous l’angle patrimonial et culturel, dans le grand processus de décentralisation à mettre en place. Pas  simplement une décentralisation de moyen financier, mais surtout d’initiatives et d’actions. Des actions que l’Etat Camerounais serait toujours prêt à accompagner à l’international de manière spontanée, sans procédures administratives décourageantes.

Sans oublier aussi un riche travail d’inventaire, qui doit se mettre subtilement en place. Inventaire qui donnerait une vision claire sur les regalias camerounais présents en occident et singulièrement en France et dont la propriété pourrait être querellée.

OMI: Merci Monsieur Taboué pour cet échange qui va édifier surement nos lecteurs et l’opinion camerounaise sur cette question liée à la rétrocession par la France aux pays africains de leurs biens patrimoniaux spoliés il ya aujourd’hui plusieurs décennies.

AFTN : C’est moi qui vous remercie, car en réalité, le rôle des journalistes dans ce combat est capital. Car au-delà de l’information à donner, il a aussi souvent en sa qualité d’acteur d’opinion majeur de la société, des positions à prendre. Et je crois que pour y arriver, il doit avoir une vision juste à travers des avis diversifiés  et même contradictoires des acteurs. Puisqu’en tout état de cause, c’est la vérité qui est recherchée. Laquelle si elle est justement appliquée, créerait des conditions pour un monde ou le vivre ensemble est partagé et protégé par tous.

© Alexis Yangoua: ouestmediainfo.cm 

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